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Décembre, un mois de souffrance
 
Les séminaires de brousse
 
Les séminaires dans les écoles
 
La conversion des exciseuses

Missions au Kenya 

2010

M. Steve Gough se rend au Kenya. Il passe plus d'une semaine en pays Kisii avec la collaboratrice de M.A.A., Mary, qui l'amène avec elle pendant qu'elle organise des séminaires contre l'excision dans les villages de Gucha.

Steve est absolument ravi de l'hospitalité Kenyane et sous le charme de la région verdoyante de Kisii (pas loin du Lac Victoria) et de ses habitants. Il est autant intéressé par le pays que par la lutte contre l'excision.

Voici quelques photos qui nous a fait partagé :

Campagne contre l'excision en pays Kisii, en décembre 2010, photographiée par Steve Gough.


2009

Mlle Katy François se rend au Kenya pendant un mois, en mission pour M.A.A. En même temps elle travaille sur son Masters en Anthropologie qui porte sur le sujet de l'excision.

Katy visite plusieurs régions (Narok, Isiolo, Samburu, Loitokitok, Rombo, Naïrobi). elle rencontre des cllaborateurs de M.A.A. et organise avec eux des séminaires d'information sur le terrain, contre les MGF (mutilations génitales féminines ou excision). Katy parle couramment l'anglais, elle lie facilement des amitiés et elle esttrès appréciée par les femmes Massai.

Quelques photos de son voyage-mission:

Lors des séminaires donnés aux femmes massai

La famille de notre collaboratrice Cynthia-Nemayian.

 

 


avril 2006

- Notre membre, la Doctoresse Aliki Agoritsas s’est rendue pour une visite-mission au Kenya en tant que bénévole. Accueillie par la Mission Catholique de Rombo , elle a donné avec succès 4 séminaires d’information destinés aux femmes Massai dans les villages : Olgira, Ngasakinoi, Lemongo, Matapes et environ 500 femmes ont pu y assister. Elle a été secondée par Namaya (traductrice Maasai) et par notre collaborateur Joseph. Les sujets abordés ont été la santé reproductive et les méfaits de l’excision.

Nous rappelons que le rituel de la mutilation des jeunes filles se perpétue essentiellement par ignorance. Parmi ceux qui le pratiquent, nul ne sait dire pour quelles raisons. L’information est donc la meilleure arme pour combattre ces traditions néfastes, comme nous avons déjà pu le constater à maintes reprises en voyant l'accueil positif fait à nos séminaires.


 

Décembre, un mois de joie et de festivités pour nous ,

un mois de souffrance pour ces jeunes filles Massai

Chaque année en décembre, des milliers de jeunes africaines subissent le rituel de l'excision. Les conséquences pour leur santé sont dramatiques. Ces mutilations ne sont ni une fatalité, ni un élément de folklore, mais une grave violation des droits de l’enfant. Notre expérience sur le terrain nous a montré qu'il était possible de lutter efficacement contre cette pratique, qui perdure avant tout par ignorance. Les résultats d'ores et déjà obtenus auprès des populations Maasaï du Kenya nous incitent à aller de l'avant, en se battant sur deux fronts :
  • la scolarisation des fillettes, souvent impossible à assumer par les familles. La pratique veut dans ce cas que les filles à charge soient excisées et "vendues" dans le cadre de mariages forcés, parfois dès l'âge de 8 ou 9 ans.
    En parrainant l’éducation d’une fillette massai vous lui ouvrez des nouvelles perspectives de vie.
  • l'organisation de séances d'information dans les villages les plus reculés. L'impact de ces séances est énorme auprès de ces populations isolées et majoritairement illettrées.

Les seminaires de brousse

(commencés en 2003)

Une des priorités de notre association est :
  • Informer les femmes sur leurs droits (dire non à une pratique que même la Loi et la Constitution du pays interdisent).

  • Organiser des séminaires de prise de conscience sur le terrain (villages éloignés de toute route fréquentée) concernant cette pratique,mais pas seulement. Par la même, sont abordés des sujets tels que la santé reproductive, la physiologie féminine, le contrôle de naissances etc.
  • Aider les femmes vivant en régions rurales à s’associer en petits groupes (groupes de femmes contre l’excision) afin de mieux se soutenir entre elles.
  • Mettre le public international en contact avec ces groupes de femmes qui se sentent très isolées du reste du monde afin de les entourer d’un mouvement de solidarité qui les soutiendra moralement et matériellement dans leur choix.

Cette solidarité se concrétise :
  • Par l’achat via Internet de « bracelets de solidarité », artisanat traditionnel massai, pour permettre à ces groupes de femmes de constituer un petit capital qui leur permettra de se lancer, ensuite, dans un projet de développement local plus durable qui les tient à coeur (moulin à maïs par exemple ou autres idées qui foisonnent sur place).
  • Par l’envoi de e-mails de solidarité à ces groupes de femmes résolues à améliorer la vie de leurs filles et petites filles, afin d’éradiquer l’excision de générations futures.

 

Le sourire aux lèvres célebrent l'arrivée de notre expedition

Jeune exciseuse convertie

 

 

Les séminaires dans les écoles

Narok, Mars 2005 , séminaire d'information dans une école de filles (10-14 ans).

En 2005, nous avons pu informer 450 jeunes filles de 10 à 15 ans dans plusieurs écoles du district de Narok et de Oloitokitok sur les méfaits de l'excision, sur la santé reproductive et sur les Droits de l'Enfant.

La conversion des exciseuses

"- Je suis une de celles qui coupent les filles", nous a-t-elle dit une exciseuse massai, sortie de rangs lors d'un de nos séminaires. "- Je ne savais pas que c'est aussi mauvais pour la santé des filles. Maintenant que je le sais je veux bien changer et faire autre chose à la place..."

Fortes de ce message nous avons commencé en 2005 à proposer un rite alternatif de passage au status de "femme" pour les jeunes filles massai. La cérémonie étant individuelle et non pas collective comme dans d'autres ethnies, l'organisation de la cérémonie est d'ordre familial. C'est une occasion pour le village entier de faire la fête, et pour les gens l'occasion de boire, de chanter et de danser. Nous respectons la partie festive de la tradition et nous proposons de remplacer l'opération sanglante et mutilante par une information ciblée que la jeune fille va recevoir de la part de l'ancienne exciseuse pour se préparer dans sa nouvelle vie de femme, d'épouse et de mère. Des petits livres illustrés (les femmes sont illetrés à 90%) confiés aux exciseuses traditionnelles, serviront à cette initiation.

Remplacer le rasoir ou le couteau par la connaissance, tel est le défi que les femmes africaines doivent relever.

 

 
     
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